Article journal « El Mercurio » du Chili

Journal « El Mercurio », 7 février 2013

« La boîte magique » est son nouveau disque :

MARIA PAZ SANTIBANEZ, VERS LE SUD DE LA MUSIQUE POUR PIANO

Le CD présente d’oeuvres de l’Amérique du sud : dès Alberto Ginastera et Pedro Humberto Allende au jeune chilien Miguel Farías.

Elle le décrit comme un parcours par le répertoire qu’elle a choisi pour son piano. Dès le début du XXè siècle, avec le changement de mentalité, jusqu’à la plus jeune et surprennante musique du XXIè siècle. « Tout ce que j’aime jouer est ici. Il est né d’un besoin personnel ; toutes les oeuvres ont des liens avec la France, mon pays de résidence » nous indique depuis Paris Maria Paz « Pachi » Santibanez, dans un clair tournant esthétique d’un CD par rapport à l’autre.

Parce que si en 2010 elle a publié Etudes d’inteprétation, où elle a joué les complèxes études du français Maurice Ohana, aujourd’hui elle apparaît focalisée dans la musique du sud de l’Amérique Latine. A travers le label catalan « Ars Harmonica » Santibanez vient de publier « La boîte magique », où elle a enregistrée quelques pièces du sud qu’elle joue en Europe.

« On me demande toujours les Danses Argentines d’Alberto Ginastera, qui est l’un des compositeurs sud-américains des plus connus. Pedro Humberto Allende est aussi connu ici. En fait, j’ai acheté la partition de ses Douze Tonadas éditées en France par Salabert en 1928; une partie des Tonadas est dans ce CD »

L’importance d’Allende peut être mésurée sur le grand dictionnaire « La musique de piano » où il est le seul chilien à être renseigné. Son auteur, Guy Sacre, écrit: « Du moment qu’il nous laisse les Tonadas, il ne faut pas regretter que Pedro Allende ait si peu écrit pour notre instrument »

«Si nous parlons du rythme, de la résonace, de la couleur, les compositeurs de l’Amérique Latine sont assez à l’avantgarde parce qu’en général les auteurs européens sont plus conceptuels », dit Maria Paz et, au passage, alerte sur un phénomène qu’est descriptif de notre temps: le peu de résonance qu’ont les compositeurs de l’Amérique Latine dans leurs propres pays.

« Sur le CD j’ai inclut une pièce de Miguel Farías (Impulso), jeune compositeur qui n’a même pas 30 ans mais qu’a eu beaucoup de prix en Europe. Ces reconnaissances à son travail ne sont pas connues au Chili » dit Santibanez. Et c’est un sujet qui vaut aussi pour elle: « J’ai été remarquée par le plus importanta critique musical Finlandais qui m’a qualifiée de ‘poètesse moderne du piano ‘, ainsi qu’une partie de la critique française me qualifie de ‘debussyste par excellence ‘. Ceci ne fait pas d’écho au Chili. Mais j’espère que ce projet nous rapporchera de notre terre ».

Par Iñigo Díaz

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