Pour Piano et Casseroles

 Suite « Impact » dédiée aux yeux mutilés au Chili, 2019-2020

(En castellano por aquí) (In english see here)

Composition collective, solidaire et international de Hèctor Parra  (Espagne), Gabriela Ortiz, (México), Philippe Leroux, (France), Esteban Benzecry (Argentine),  Marco Perez-Ramirez (Chili), Patricio Wang, (Chili), Jeremias Iturra (Chili), Nicolas Tzortzis (Grèce) et Cristina Vilallonga (Espagne).

Pour piano et casseroles, avec un pansement à l’oeil, par Maria-Paz Santibanez, pianiste

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La création comme élément de dénonciation et de rassemblement

La musique et les images pour rassembler, s’exprimer, documenter et/ou dénoncer – tout cela nous a grandement aidé alors que le Chili fait face à une répression sans merci.

La casserole est utilisée dans tous les rassemblements par les manifestants chiliens, qui la frappent avec conviction.

Les concerts 2020 de Maria-Paz Santibanez auront une partie dédiée à projeter des images et au débat en ce qui concerne les violations des Droits de l’Homme au Chili.

Au cœur du programme de concert, Maria-Paz jouera la suite  « Impact : tes yeux, tes droits » pour piano, casseroles et œil couvert avec un pansement en hommage aux plus de 250 mutilés des yeux au Chili ces derniers mois. Cette suite est un travail collectif qui réunit plusieurs compositeurs d’Amérique latine et d’Europe. Sont jouées en concert les parties déjà reçues. S’y ajoutent des mouvements au fur et à mesure, courant 2020, ce qui fait de chaque concert une partie en « création mondiale » (Ont déjà été créés 3 mouvements le 1er février dernier). Participent (hyperliens sur les noms) : Hèctor Parra , Esteban Benzecry, Marco Perez-RamirezNicolas TzortzisMacarena Rosmanich, Patricio Wang  Cristina Vilallonga , Gabriela OrtizPhilippe Leroux et Jeremias Iturra

 

Lors des concerts sera donnée place à des projections d’images. Divers collectifs d’audiovisuelles (et d’autres disciplines) se sont formés dans le feu de l’action, après le 18 octobre, jour de la première manifestation au Chili. Actuellement plus de 500 cinéastes et vidéastes enregistrent et documentent cette réalité, en la mettant en forme et en la diffusant. Ils sont très actifs et leur travail de documentation en images sert et servira sans doute, comme ce fut le cas par le passé, à identifier les coupables de violations flagrantes des Droits de l’Homme et sur la répression d’État. De même, ils éduquent et communiquent de manière simple sur les droits des personnes, les appels à rassemblement, et les interventions urbaines et artistiques quotidiennes. Maria-Paz a rejoint ces collectifs en tant que citoyenne mais aussi entant que symbole historique de l’utilité de l’image et de la création en temps de répression.

Lors de la partie dédiée à projection d’images, seront proposées au public quatre ou cinq « capsules »  audiovisuelles d’environ 10 minutes, ainsi qu’une sélection de prises de vues des manifestations – images violentes exceptées.

Enfin, est envisagé un échange avec le public, pour faire un appel à solidariser et à soutenir le labeur de la Commission chilienne des Droits de l’Homme et des divers organismes qui travaillent pour aider les chiliens à récupérer leur dignité et faire respecter ses droits.

Le Chili, pays de rêves, d’espoir, de paix, et de création, a besoin de soutien.